Histoire du club publiée en

100 ans de gym - 100 ans de Passion - 100 ans de partage

 

La gymnastique est une activité physique, un sport, une discipline, un art de vivre. Cet alliage si singulier attise les passions. Loin d’être des obstacles, l’exigence de la préparation et les années d’efforts avant de parvenir à un résultat, arment les meilleurs d’une détermination sans pareil. La pratique, dès le plus jeune âge, conduit à rechercher la puissance, la vitesse, mais aussi l’équilibre et l’harmonie.

Il faut beaucoup de qualités pour parvenir à s’exprimer sur les anneaux, la barre fixe, le cheval d’arçons, les barres parallèles, le saut de cheval, le sol, les barres asymétriques, et la poutre. Le gymnaste est un acrobate qui se rit des lois de la pesanteur. Il évolue sur les pieds, sur les mains et dans les airs avec la même aisance. Le gymnaste est un casse-cou dont les figures impressionnent par leur perfection et leur facilité apparente. Le gymnaste est un artiste qui a fait des mouvements de son corps, un chef d’œuvre.

Sport de tradition, ouvert à tous les publics, la gymnastique avait toute sa place à la Légion Saint Pierre. Elle a noirci quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du patronage, grâce à la présence des entraîneurs, des juges de compétition, des cadres administratifs et des gymnastes. Plusieurs générations se sont succédées depuis la fondation de la section en 1906. L’histoire d’un club, c’est avant tout l’histoire de personnes. Quelques noms sont restés dans les mémoires. Ils sont les représentants des milliers d’autres hommes et femmes qui ont pris leur part à cette aventure.

 

La Légion Saint Pierre découvre la gymnastique en 1906. Activité exclusivement masculine, elle est encore inspirée de l’esprit militaire. Les gymnastes ont gardé le goût des parades, les drapeaux au vent, accompagnés par une clique jouant tambours, clairons et fifres. Et la discipline ressemble encore parfois à celle d’un corps d’armée. Les sportifs se présentent en rang, dans une tenue stricte. Le blanc est de rigueur pour le pantalon et le maillot. Le noir pour le béret et la large ceinture qui  complètent la panoplie. Les prestations mêlent des performances individuelles et des exercices d’ensemble pour vérifier l’unité du groupe.

 

1.      Les premières années

 

Si on appartient au quartier de Saint Pierre dès la naissance, on est aussi légionnaire très tôt, dès l’âge de se rendre au patronage à pied. La section grandit donc grâce à la jeunesse du quartier. Le 22 août 1922, Brest est le théâtre de la première sortie officielle. Les gymnastes portent déjà le macaron «L.S.P.» sur fond rouge et noir, couleur du patronage. Une année suffit avant la première participation à un concours régional organisé à Saint-Brieuc par la «FG SPF», ancêtre de la FSCF (Fédération Sportive et Culturelle de France). Les 23 pionniers de ce grand déplacement s’appellent Pennec, Martin ou Guivarch etc. D’autres les suivront plus tard, parmi lesquels, Joseph Juguet, surnommé Job par ses élèves.

 

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la gymnastique entretient ses traditions et demeure réservée aux masculins, sous la houlette de Job Juguet. En 1948, ce dernier crée, avec Jeanine Kérouel, une section féminine, sous le nom de Rayon Sportif Féminin. Le directeur d’alors, l’Abbé Guyader, soutient l’initiative. Pendant près d’une quinzaine d’années, la Légion Saint Pierre accueille séparément garçons et filles. La fusion, organisée en 1961, donne naissance à la section de gymnastique telle qu’elle existe aujourd’hui. L’événement marque l’ouverture d’une évolution. Par petites touches, un nouvel esprit s’implante : plus d’organisation, plus d’autonomie, plus de moyens.

 

Mais la performance n’est pas un vrai souci. Les programmes d’entraînement poursuivent l’objectif d’une pratique physique moyenne. Le club participe aux rencontres organisées par la FSCF. La saison comprend deux échéances, la première en hiver, en salle, et la seconde, en été, en extérieur. Les agrès sont installés à même le stade. Les câbles de soutien de la barre fixe sont ainsi retenus par des pieux enfoncés dans le sol, les tremplins n’ont ni ressort, ni élasticité. Il y a enfin deux catégories seulement : les pupilles et les adultes.

 

Les adversaires appartiennent à l’ES Kerbonne, Guipavas, l’Avenir, la Brestoise ou l’Armoricaine. L’enjeu d’une compétition est d’importance et galvanise les concurrents. Le vainqueur remporte en effet la garde des drapeaux de la fédération. André Abiven se souvient de sa participation, comme jeune encadrant à la finale nationale FSCF à Bruz, en 1975 : « les épreuves se déroulaient en extérieur ; elles commençaient par le trampoline, à 7 heures du matin dans la rosée, et elles se terminaient à midi ». Le son du tournoi des fanfares parvenait au loin. Tout le monde, athlètes et musiciens se retrouvait pour partager le pique-nique dans une ambiance de kermesse. L’après-midi voyait sortir les drapeaux pour le défilé dans les rues de la ville, les pupilles devant et les adultes à leur suite. Le défilé prenait fin après le passage en revue, devant la tribune officielle, par le moniteur général revêtu de son écharpe bleu, blanc, rouge. Puis l’ensemble des participants se retrouvait sur le stade pour le festival. Les différents clubs présentaient alors différentes démonstrations entrecoupées de morceaux de la fanfare.

 

Malgré les bons moments passés, le club s’éloigne peu à peu de la FSCF, au début des années 1970. Les pratiquants, cadres et gymnastes, ont mûri, et les programmes proposés par la FSCF ne leur permettent plus d’exprimer pleinement leur habileté. Les entraîneurs, en particulier, aspirent à découvrir un meilleur niveau technique. La section gymnastique est à la croisée des chemins. Forte de 360 gymnastes, elle cherche son avenir.

 

Les rencontres sont alors déterminantes : celle d’Yvon Guillou et de Pierre Floch donne une réponse aux nouvelles attentes. Cheville ouvrière de la Brestoise, qui est affiliée depuis plusieurs saisons déjà à la Fédération Française de Gymnastique (FFG), Pierre Floch encourage les entraîneurs de la Légion à le rejoindre au sein de la FFG. Il ne manque pas d’arguments, qu’il expose patiemment. Il sait aussi manier les formules choc : « Vous perdez votre temps », déclare-t-il à des entraîneurs médusés devant une telle conviction. Très vite, ces derniers se laissent convaincre. La FFG offre des perspectives plus équilibrées et plus ambitieuses et de vraies possibilités de formation et de progression, grâce à des brochures et à des stages. Charles Ollivier, Conseiller Technique Régional de Bretagne, est prêt à accueillir avec chaleur les nouveaux venus dans la fédération officielle de la gymnastique, afin de leur prodiguer son soutien et ses conseils.

 

Le premier bureau autonome de la section voit le jour en 1973, autour de Claude Arzel, premier Président, Yvette Bodenan, André Abiven, Roland Deslandes, Yvon Guillou et François Gourmelon. L’une de ses premières décisions est l’affiliation à la FFG. Une page est tournée.

 

L’apprentissage est progressif, lent et douloureux. Le résultat des premières rencontres compétitives mesure le chemin à parcourir pour accéder au meilleur niveau régional. « On était époustouflé devant le niveau des autres équipes », se souvient Yvon Guillou. La première participation à un championnat FFG reste pour lui un très mauvais souvenir : « au saut de cheval, nous n’avions pas correctement compris le programme. Sur nos cinq gymnastes, quatre ont effectué un saut par franchissement, et un seul a appliqué un saut par renversement, la lune, qui était le programme demandé. Nous sommes repartis avec quatre notes de 0 sur les cinq ».

 

Pendant trois ans, le club participe aux activités des deux fédérations. Dans la saison 1974, les bons résultats en FSCF tranchent avec la difficile initiation aux usages de la FFG. Au cours du Championnat départemental, les équipes masculines adultes et pupilles obtiennent une nouvelle fois la garde des drapeaux départementaux. Les féminines, aînées et jeunesses, se classent 3ème et 5ème. Quelques semaines plus tard, au cours du championnat régional à Lamballe, les pupilles obtiennent la 1ère place, et la garde du drapeau régional. François Gourmelon, l’entraîneur, ne tarit pas d’éloges sur ses protégés.

 

Cependant, la gestion simultanée de deux programmes et de deux calendriers devient ardue. Le lien affectif à la FSCF ne suffit plus à retarder l’inéluctable et la FFG devient l’unique affiliation.

 

Les méthodes de la FFG bouleversent les habitudes. En 1976, l'école de gymnastique propose une initiation sous forme de «Parcours» destinée aux plus jeunes.

 

Les gymnastes de cette génération ont marqué le club, comme compétiteurs dans les années 1970, puis comme cadres : les frères Abiven, Philippe Guillou, les frères Bodénes, André Abiven, Maurice Norgoll, Pascal Reux, Gilbert Kérébel, Yves Le Bris, etc. Les entraîneurs, discrètes chevilles ouvrières, sont toujours là, au premier chef, Yvon Guillou et François Gourmelon, soutenus par quelques bénévoles et les parents volontaires. D’autres noms se sont ajoutés : Yvon et Roger Méneur, Gérard Léost et surtout, François Morizur, qui partageait avec passion son engagement entre le jugement en compétition et la gestion administrative.

 2.      La gymnastique depuis 1980

 A l’aube des années 1980, les aînés ont de dignes successeurs : Michel Mével, Laurent Le Turquais, Eric Kervio… La progression des résultats a salué les efforts menés en quelques saisons. Un premier gymnaste intègre l’équipe régionale (Laurent Le Turquais). La clé de cette avancée est une ambition plus grande encore, soutenue par un nouvel effort de formation et une démarche précise d’entraînement. Huit heures de préparation chaque semaine ouvrent la porte des finales interrégionales. Car le cercle des adversaires a débordé l’agglomération brestoise. Désormais, les équipes rencontrées dans les championnats viennent de Quimper, Saint-Brieuc, Lanester, Rennes ou Nantes. Les nombreux succès confortent les choix entrepris. En 1982, une équipe minime féminine, entraînée par  Myriam Delarose, Corinne Pouliquen et Christine Bergot, est qualifiée à la finale nationale. Elle est composée de Roselyne Drogou, Valérie Juif, Katia Labory, Cécile Gautreau, Morgane Guilche et Monique Marzin.

 

Une nouvelle audace pousse alors à lancer l’aventure de la Coupe de France, pari insensé d’une équipe de dirigeants et de gymnastes déterminés à relever un improbable défi. L’entreprise est à multiples facettes, à la fois humaine, technique, administrative et financière. Après trois saisons palpitantes et inoubliables à côtoyer les meilleurs, l’échec disperse l’équipe, mais ne dissipe ni le rêve, ni les ambitions.

 

Déjà de nouveaux changements se préparent. Les années 1980 marquent la fin d’une époque. Le temps s’est accéléré, la mobilité est devenue plus grande. Le public des amateurs de gymnastique a changé. Le club a heureusement su s’adapter à toutes ces évolutions. Les nouveaux dirigeants ont pris la mesure des transformations de la société. Sous les directions successives de François Morizur, Gilbert Kérébel, Gérard Le Ny, puis de Philippe Guillou, ils tiennent les gouvernes avec la même foi et la même imagination, mais ils gardent toujours à l’esprit le respect de l’héritage reçu.

 

De nouvelles activités apparaissent. En 1987, la gymnastique d’entretien adulte connaît un succès immédiat, animée par Myriam Le Ru. Trois ans plus tard, après la création d’un groupe de baby-gym, tous les âges ont accès à la pratique de la gymnastique. Puis l’aérobic fait son apparition et élargit l’horizon de la gymnastique brestoise.

 

Les dix dernières années sont marquées par un travail de fond, visant à la fois à améliorer la qualité de l’encadrement, les compétences des entraîneurs, le niveau technique des gymnastes et les effectifs. Engagée opportunément dans un premier temps pour la seule gymnastique artistique féminine, cette dynamique concerne aujourd’hui l’ensemble des activités. Elle se traduit par la participation, chaque année, de plusieurs équipes aux finales nationales. Les gymnastes ont porté les couleurs de Brest et de leur club partout en France : Annecy, Auxerre, Marseille, Dijon, Dunkerque, Oyonnax, Cholet, La Rochelle, Lyon, Clermont-Ferrand, Albi, Liévin, etc.. Les gymnastes en vue sont alors Anne-Claire Nicolas, Katell Le Ru, Sandra Théréné, Stérenn Celle, Aurélie et Rachel Lainé en GAF ; Thomas Kérébel, Maxime Dugoujat, Fabien Elies et Julien Monot, en GAM.

 

Depuis 5 ans, toutes les disciplines sont représentées : équipes masculines et féminines, gymnastique artistique et aérobic (emmenées par Solène Campion et Marianne Robcis). Chacune de ces finales est un moment important pour les participants, surtout lorsqu’elles sont marquées par un exploit. Beaucoup se souviennent encore de la 6ème place obtenue en championnat de France Division Fédérale 1, en 2000, à domicile, devant une salle toute acquise. Cette cohésion et cette régularité des performances font aujourd’hui sans doute la meilleure force d’un club.

 

En même temps, la présence de cadres permanents esquisse une nouvelle évolution dans le contenu et la qualité des entraînements. Un triple objectif est poursuivi : sportif, social, éducatif. Les moyens sont encore plus importants après la mise en œuvre d’une classe à horaires aménagés. De cette structure sont issues les meilleurs représentants actuels du club : Maxime Hafsaoui, Annabelle et Louisiane Le Gall, Marie Janin, Mathieu Dominguez, Marion Dranguet, puis Marine Bazelaire, Marlène Le Luron, Stevenn Ulvoas-Boucher, Kevin Castel, Enora Panetier, Maurenn Le Pors, etc. Tous garderont les souvenirs des déplacements en compétition. Et les résultats décrochés. « Ce sont souvent les meilleurs de tous », se souvient, un brin nostalgique, Yvon Guillou.

 

Mais la mutation n’a pas condamné l’esprit particulier hérité du début du siècle. Les cadres professionnels, Eric Abiven, Patrice Prigent et Nathalie Marc, sont tous d’ex-bénévoles du club qui ont su conserver une dynamique collective et une identité. Ils en sont devenus les meilleurs gardiens. Autour d’eux, les entraîneurs bénévoles oeuvrent toujours, le plus souvent dans l’ombre : Julien Monot, Christophe Flatres, Pascal Reux, Valérie Prigent ou Katy Guillou.

 Les préoccupations sociales n’ont pas davantage disparu : accueil d’enfants des quartiers (dernière initiative de François Morizur), animation d’activités dans les centres sociaux… Ces initiatives engagées, à une modeste échelle, dans le but de réduire les inégalités sociales rappellent, comment le rôle sportif bien connu ne doit pas conduire à négliger le rôle éducatif.

 

3.      L'hôte de la gymnastique à Brest

 Enfin, la vie de la gymnastique régionale et l’organisation des grandes manifestations font désormais partie de l’activité ordinaire. En 1985, l’ensemble des clubs brestois, l’Armoricaine, l’Avenir, la Brestoise, l’ESK et la Légion Saint Pierre sont associés à l’occasion de la venue à Brest des inter comités, compétition qui voit s’affronter les sélections de tous les comités régionaux.

A partir des années 1990, la Légion Saint Pierre accueille chaque année plusieurs finales départementales, régionales et même interrégionales (comme en 1997). La consécration de cette reconnaissance est venue en 2000, par l’organisation des Championnats de France de gymnastique par équipes, en collaboration avec le CGBI et la GRS du Ponant. Pour accueillir dignement l’ensemble des délégations et des spectateurs, la compétition s’est tenue au Parc des Expositions. Cet événement a marqué à la fois les dirigeants de la FFG, ravis de la qualité de la manifestation, les élus de la ville et les organisateurs qui ont fait de Brest, pendant trois jours, la capitale de la gymnastique.

 Sous la présidence de Michel Sonneck, la section gymnastique est plus que jamais attachée à son histoire et tournée vers demain : « notre fil d’Ariane, tout au long de ces années, c’est le dévouement de tous, les dirigeants, les encadrants, les gymnastes et les amis. Pour accueillir un public de tous âges, et offrir un ensemble de disciplines, la participation de tous est indispensable », écrit-il.

Mêlant l’ardeur et la réflexion, il observe en nuance : « Dans une époque de consommation, où l’individualisme est privilégié, je me réjouis de la mobilisation des  jeunes à l’encadrement et de leur participation à la vie du club, aidés en cela par les anciens. Ce sont eux qui écriront plus tard les pages de notre histoire. Nous devons garder en tête l’héritage du passé et nous en servir pour continuer à aller de l’avant. C’est cet esprit qui anime aujourd’hui tout le comité ».

Jamais encore, toute l’activité et les initiatives de mobilisation engagées n’avaient été partagées par l’ensemble des animateurs. La section gymnastique a un riche passé, elle se prépare sûrement un bel avenir.

 

4.      1980 – 1993 l'échange franco-allemand

 Rien, en cette année 1980, dans l'activité de la section Gymnastique ne laissait supposer, que grâce à l'accueil d'un jeune gymnaste allemand Ralph Bartels, en étude à Brest une belle histoire d'amitié allait naître entre son groupe d'allemands du Nord de l'Allemagne et un  groupe de Français de la Légion St Pierre.

 Répondant à une invitation de François Morizur, alors président de la section, douze allemands du club TVE ALGERMISSEN, MTV 48 HILDESHEIM, arrivèrent le 1er mai 1980 et restèrent 4 jours, après avoir participé à la kermesse annuelle de la Légion à l'Arc’hantel. Il y avait entre autres Jürgen Hubner, Heinz Hann, Falk Fesenfeld.

L'année suivante, sous l'impulsion de Hélène et Philippe Guillou, c'est au tour d'une trentaine de personnes de la Légion, dont Gilbert Le Corre, alors président de la Légion, de rendre la politesse aux allemands et de jeter ainsi les bases de cet échange qui allait durer 13 ans.

 Côté allemand, un jeune gymnaste Jürgen Hubner, devenait responsable du groupe et en quelques mois apprenait le français par amitié, ce qui allait bien sûr, faciliter la compréhension mutuelle. Mais en France aussi, des volontaires prirent des cours d'allemand et en 1991, Hélène Guillou instaurait au sein de la Légion des cours d'allemand hebdomadaires qui allaient durer 3 ou 4 ans.

 Cet échange allait donc permettre à de nombreux gymnastes, aux encadrants et aux dirigeants du club, de découvrir une autre culture, et de s'intéresser à l'Allemagne qui n'est pas un pays à vocation touristique culturelle.

 La base de la relation étant la gymnastique, le programme de séjour tant allemand que français comportait des entraînements en commun et une compétition amicale ouverte au public.

 L'hébergement est individuel et l’accueil se fait dans les familles ce qui permet de s’imprégner davantage de la culture de l’autre avec des surprises surtout alimentaires. La découverte du patrimoine fait aussi parti de l’échange et tant la visite de l’île d’Ouessant pour les allemands que les mines de potasse ou la frontière RFA-RDA pour les français, resteront gravées dans les mémoires.

 Enfin les journées communes de loisirs, pétanque, voile, jeux sur le canal, les soirées conviviales qui duraient  tard dans la nuit (surtout en France) étaient l’occasion pour échanger vraiment, les mots, les chants, les danses, les émotions et les sentiments…

            Au fil du temps, les deux clubs ont évolué, les allemands n’ayant plus de gym fille et peu de jeunes garçons, les anciens arrêtaient la gym pour cause de vie professionnelle tandis que du côté français il devenait de plus en plus difficile de motiver les gymnastes pour aller en Allemagne. Il fallait arrêter en beauté ce que nous avons fait en 1993.

          Cependant, 10 ans après cet arrêt, des relations amicales profondes existent toujours entre français et Allemands, et il n’est pas une année sans que certains passent des vacances ensemble, s’écrivent ou s’envoient des mails.

        En permettant ainsi aux jeunes de découvrir l’Allemagne, l’échange a été une motivation pour apprendre la langue et sans qu’il y ait une relation directe, des encadrants de la section sont partis vivre et travailler en Allemagne : Valérie et Eric Kervio, Laure Le Ny tandis que d’autres ont passés plusieurs mois en Allemagne pour des stages telle que Anne-Laure Beyou.

     Cet échange a donc été une réussite et correspondait complètement aux valeurs de la Légion St Pierre : l’accueil, la tolérance, le respect de l’autre dans sa différence, la fidélité dans l’amitié.

 

Mémoire et hommage.

Depuis le centenaire, la section gymnastique a perdu quelques uns de ses plus fidèles acteurs : François Gourmelon (1999) et François Morizur (2000) dont la mémoire reste vive auprès de tous ceux qui les ont connus. Ce texte leur est tout particulièrement dédié.

 

Remerciements : à André Abiven, Renée Caroff et Yvon Guillou pour leurs témoignages et à toutes les personnes qui ont donné de leur temps à la section gymnastique et à la Légion Saint-Pierre.

 

P.S. : quelques noms sont mentionnés dans ce texte. Il en manque tant et tant qu’il faut excuser l’auteur pour ses oublis et ses choix, réalisés à partir des témoignages obtenus et de ses connaissances, forcément partielles, et injustes.

 

Mais la Légion St Pierre continue son aventure avec Patrice Prigent comme entraîneur principal sur les GAF, les babygyms...

Merci aux bénévoles qui se suivent aux commandes de cette entreprise depuis plus de 130 ans.

INFOS IMPORTANTES...

Le club récolte les journaux de toutes sortes afin de les recycler. Chaque mois, la société CELLAOUATE vient vider les containers. Prochain passage fin octobre.

Vous avez encore plus d'un mois pour garder et récolter auprès de vos voisins, familles ou autres tous les journaux possibles (pas de papier glacé donc pas de pub ni magasines!)

Ne jetez plus vos journaux et venez les déposer au club (local gym) au 3 route des 4 pompes (derrière l'église de St pierre) le samedi et le mercredi matin de 10h30 à 12h ou le samedi de 13h30 à 14h30.

Récolte du 20 septembre : 3.438 Tonnes! 

Total de la saison 2016-2017 : 20.473 Tonnes!

Objectif de la saison 2017-2018 : 21 Tonnes

Merci

Le club récupère aussi la ferraille.

Pour les encombrants, veuillez nous contacter par ce site.

 

oct.
20:00
Salle Quilbignon